L'HISTOIRE

L'HISTOIRE
La nouvelle grande série d'M6, révélation de la saison dernière sur fox.


C'est sans laisser transparaître la moindre émotion que Michael Scofield (Wentworth Miller, aperçu dans DINOTOPIA), un jeune et talentueux ingénieur en génie civil, commet le braquage d'une banque de Chicago. A l'arriver des forces de l'ordre, il n'oppose aucune résistance. Après avoir plaidé coupable, il est condamné à 5 ans de détention criminelle et incarcéré à la prison de Fox River. Son inflexibilité passée confirme alors qu'il s'est fait volontairement emprisonner, dans le but avoué de s'évader avec son frère aîné : Lincoln Burrows (Dominic "John Doe" Purcell) est également captif de ce pénitencier, condamné à mort pour le meurtre du frère de la Vice-Présidente des Etats-Unis. Michael est en effet persuadé de l'innocence de Lincoln. C'est avec cette rapide mais efficace mise en situation que prend forme PRISON BREAK, l'une des séries télé les plus fortes de la saison écoulée.

MISSION EVASION
Avant d'être écroué, Michael a planifié dans les moindres détails la façon dont il allait s'y prendre. Les effets personnels n'ayant pas droit d'entrée en prison, il s'est fait tatouer sur son corps les plans des lieux et s'est intéressé en outre à ses futurs co-détenus, afin de les utiliser dans l'exécution de son plan. Autour de lui vont ainsi graviter des personnages peu recommandables, son compagnon de cellule Fernando Sucre (le plus fréquentable de ses co-équipiers), le mafieus John Abruzzi, le violeur et meurtier Théodore Bagwell dit " T-Bag ", un légendaire pirate de l'air surnommé DB Cooper et le receleur C-Note. Mais Michael n'est pas le seul à vouloir agir en faveur de Lincoln : l'ex-petite amie de ce dernier, Véronica Donovan, recherche activement des preuves pour l'innocenter.
Pour donner plus d'authenticité à la série, ses producteurs ont fait le choix de tourner au coeur même de l'une des prisons les plus célèbres de s Etats-Unis : le Centre Correctionnel déclassé de Joliet. Ce pénitencier utilisé de 1858 à 2002, qui a vu circuler bon nombre de criminels célèbres, se situe au sud-ouest de Chicago, ville dans laquelle est censée se dérouler l'action principale. Acteurs et techniciens ont été saisis par l'aura inquiétante dégagée par la prison : tous s'accordent à dire que Joliet est l'une des entités clé de la série.
Autre élément incontournable de Prison Break : le tatouage du héros. Véritable bible de ce projet d'évasion, il sert de fil conducteur à l'histoire et dévoile par étapes ses secrets.

# Posté le lundi 30 octobre 2006 06:17

ASSOCIATION DE GENRES

ASSOCIATION DE GENRES
Les références de PRISON BREAK sont nombreuses, et les films LES EVADES et LA GRANDE EVASION nous reviennent assez facilement en mémoire, tout comme la série OZ, autre série basée sur le monde carcéral. Cette dernière est pourtant difficilement comparable car plus axée sur les conditions de détention. Néanmoins, Wentworth Miller (Michael Scofield), n'a pas hésité à en visionner l'intégrale durant les phases d'application des décalcomanies composant son tatouage... C'est dire si cette opération prend du temps !
Mais l'originalité de PRISON BREAK tient bien dans la multitude des ressorts dramatiques qui l'articule.
Si la série est en apparence centrée autour de l'évasion de ses personnes, elle confirme tout au long de sa narration qu'elle est en fait construite sur un drame familial qui apporte les motivations indispensables aux personnages et à l'intrigue. PRISON BREAK propose de voir si, par amour pour les siens, un homme est prêt à tout. Michael est en effet redevable envers son frère aîné : à la disparition de leurs parents ( Mais le sont-ils vraiment ?), Lincoln - un peu en marge de la société - s'est employé à ce que son cadet ne devienne pas comme lui et a contribué à sa réussite personnelle. Scofield va donc mettre en oeuvre tout ce qu'il a appris durant son éducation pour faire évader son frère. Marqué par son passé, Michael n'aura de cesse de chercher des références paternelles au sein de la prison. Il les trouvera en la personne du directeur (Stacy Keach, qui fut un Mike Hammer plus vrai que nature), avec lequel se développeront affection et culpabilité. Michael sera également fasciné par le côté héroïque du "vieux" D.B. Cooper.
Le thème de la conspiration (pourquoi Lincoln assumerait-il le crime d'un autre ?), comme un écho à THE X-FILES, va également se développer, car des agents secrets semblent avoir pour mission d'effacer tout ce qui pourrait conduire à la libération de Lincoln. Pour attirer le public féminin et multiplier les conflits d'intérêt du héros, les scénaristes ont aussi inclus une romance entre Michael et le médecin du pénitencier (le docteur Sara Tancredi), qui se trouve être la fille du gouverneur de l'Illinois.
La mise en scène - de Rush Hour, Dragon Rouge et X-MEN 3, qui tourna ici le pilot - et les ambiances créées par la bande originale, offrent également un puissant côté thriller à la série. Elle n'oublie pas non plus de distiller au passage un peu d'humour pour détendre l'atmosphère. L'exercice du flash-back est naturellement de la partie, et mettra en lumière le passé de nos personnages principaux le temps d'un épisode.

# Posté le mardi 31 octobre 2006 05:03

Modifié le mardi 31 octobre 2006 05:17

DU PROJET AU SUCCES

DU PROJET AU SUCCES
L'idée principale de la série - ou pourquoi un homme se fait volontairement incarcérer afin d'organiser une évasion - a été soumise en 2003 à Paul Scheuring (scénariste, du film Un Homme à Part avec VIN DIESEL et dont c'est ici la première création télévisée). Proposé à la Fox, la série n'a pas immédiatement enthousiasmé ses dirigeants qui s'interrogeaient alors sur la longévité éventuelle d'un tel programme. La chaîne envisage d'abord d'en faire une mini-série qui a failli être produite par Spielberg... Le network, finalement convaincu par les séries " feuillrtonantes" comme LOST, donne son feu vert. Mais six jours avant le début du tournage, personne n'avait pas encore été casté pour ces deux rôles principaux ! Par chance, pour le rôle de Michael, Ratner se souvient d'un jeune garçon qui postulait pour le nouveau SUPERMAN et qu'il avait trouvé formidable... PRISON BREAK voit finalement le jour le 29 août 2005, sur la Fox.
Programmée en amont de la rentrée télévisuelle, mi août, Fox a ainsi donné sa chance à la série en lui offrant un public disponible, tout en lui évitant d'être noyée dans la masse des nouveautés de la rentrée 2005. Durant toute cette première saison, l'audience s'est maintenue en moyenne à 10 millions de télespectateurs. Ce n'était pourtant pas de chose acquise puisque le show a connu une interruption de fin novembre à la fin mars 2006, la chaîne ayant prévu de laisser la place à deux de ses programmes-phare déjà bien connus et dont le retour était programmé : American Idol (la version US de NOUVELLE STAR) et 24 Heures Chrono. Mais
dès son retour à l'antenne, PRISON BREAK retrouve un public fidèle (moyenne d'âge : environ 36 ans), et se voit ainsi confirmer pour une saison 2. Même si la Fox considère PRISON BREAK comme un beau succès, il faut tout de même relativiser ses scores car ils sont loin de ceux de Dr. HOUSE qui, sur la même chaîne, parvient à fédérer jusqu'à 24.5 millions de télespectateurs !
En France, PRISON BREAK n'a pas droit au titre utilisé par les Québécois : LA GRANDE EVASION. Pour l'occasion - et cela fait longtemps que ça n'avait pas été le cas en France - M6 qui croit décidément au potentiel de ce show, a décidé de produire un nouveau générique, "Pas le temps", interprété par le rappeur Faf Larage.

Comme un big-bang scénaristique, la collision d'intentions dramatiques parvient à créer dans Prison Break une tension qui laisse constamment les personnages, sur le fil du rasoir. L'intrigue avance à vive allure et on est surpris par les rebondissements que l'on pensait arriver plus tard... Parfaitement maîtrisée, la série ne traine, nine s'égare : un personnage apparement anodin dans un épisode devient crucial 12 épisodes plus tard ! En revanche, PRISON BREAK n'a aucune ambition sociale, n'évoque pas la vie carcérale autrement qu'en terme d'environnement dramatique, ne prend aucunement parti sur la peine de mort... Ce n'est simplement pas son sujet. Les cliffhangers et l'action "comic book" est prépondérante et Scheuring préfère creuser les motivations de ses personnages que les grands sujets contemporains. Sa grande victoire est d'avoir planifié par avnce toute sa série, jusque dans sa "réinvention" !

# Posté le mardi 31 octobre 2006 11:09

Modifié le mercredi 01 novembre 2006 08:36

LE TATOUAGE !!!

LE TATOUAGE !!!


L'hist
oire
Le
tatouage de Michael Scofield est sans nul doute l'image emblématique de PRISON BREAK. Elle est la révélation de la fin du pilot, qui laisse Lincoln aussi pantois que le télespectateur. Sans lui, pas d'évasion possible : les moindres détails de la prison et du plan de Michael y sont codés. Voici ses secrets.
L
e tatouage décodé
Le
s dessins sur le torse et du dos cachent le plan des souterrains de la prison. Mais Michael doit s'aider des indications sur ses bras pour pouvoir y accéder.
) Allen Schweitzer...
est-
ce un autre prisonnier ? Et pourquoi pas " Jacob Delafon" ?! Heureusement que Michael n'a pas oublié de mettre le point sur le "i" : ce fut très pratique pour mesurer le diamètre de la vis qui lui sert à démonter les toilettes de sa cellule ... de la marque "Allen Schweitzer" ! Michael va maintenant pouvoir sortir de sa cellule et accéder aux coursives de la prison.

2
°) Encore trois autres prisonniers ? Non , "English", "Fitz", et "Percy" sont les trois rues encadrent la prison. Mais laquelle sera la plusre le jour de l'évasion ? Pour le savoir, il faut repérer par quelles rues arrive la police.

3°) Et le diable l'aida à franchir tous les obstacles. Le visage du diable aidera Michael à trouver les points faibles d'un énorme mur qui bloque le chemin vers la liberté. Il suffit de projeter le dessin sur le mur et de percer au niveau des cornes, des yeux, de la barbichette et des crocs pour que le mur s'écroule !

) Michael a du se remémorer ses vieux cours de chimie : la formule cachée derrière ce "poisson mignon" (CuSO 4) lui sert à détruire un obstacle métallique. Il ne reste plus qu'à trouver les ingrédients et les vider dans les égouts de l'infirmerie...

)Interview WENTWORTH MILLER (Michael Scofield)
"Une j
ournée de travail sur une série télé, c'est en général 12 ou 13 heures mais je devais travailler 15 ou 17 heures car il fallait 4 heures pour appliquer le tatouage entier et ensuite une heure pour l'enlever à la fin de la journée. On voit beaucoup le tatouage dans la première saison et c'est devenu un processus difficile. Je savais que c'était un effet d'original très cool, ça ajoutait quelque chose de spècial à la série, mais j'avais l'impression de vivre dans la prison : je devais arriver à 4 heures du matin et je ne rentrais chez moi qu'à minuit ! Ce rythme peut être brutal, il consume ! Et le tatouage est devenu une partie de ce fardeau. Mais ça m'a aidé dans mon travail ! Mon personnage subit une pression intense : il est épuisé, ilest toujours en train de penser à son plan, à libérer son frère et à ses objectifs. Il ne pense pas à la prochaine étape mais aux dix prochaines étapes !"

LA
GENESE
Le dessin du tatouage de Michael a été créé par le véritable tatoueur, Tom Berg. C'est Brett Ratner (le réalisateur du pilot) qui a pensé à lui car Tom avait déjà conçu le tatouage du sérial-killer joué par Ralph Fiennes pour son film DRAGON ROUGE. Tom Berg, a élaboré le tatouage de Michael en partant des plans initiaux de la prison et en travaillant par la suite leurs contours afin de donner le résultat que l'on peut admirer aujourd'hui.
Il faudrait entre 100 et 200 heures de travail pour réaliser un véritable tatouage aussi grand.
Le
dessin sur le torse représente un démon tuant un ange et le dessin du dos représente un ange tuant un démon ! Soit la dualité du personnage de Michael...

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 04:48

Modifié le vendredi 03 novembre 2006 05:09

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# Posté le vendredi 03 novembre 2006 05:54

Modifié le vendredi 03 novembre 2006 12:22